09:00to 10:00, 1 h
Mobilités douces : 4 histoires qui bousculent les politiques publiques
- Belém
- Thursday, 13 November 2025

Led byCoordination Climat
Watch again
Video available soon
About
Objectives
4 personnes au profil très différent partagent leurs expériences de voyages durables. Ces récits permettent une remise en question de politiques publiques. Ils mèneront à plusieurs réflexions autour de la philosophie des mobilités douces, de l’impact réel des transports durables, des priorités climatiques, de la justice sociale et de la transformation urbaine.
Presentation
À partir de quatre récits de voyage et de relations aux transports durables, cette conférence propose de questionner nos manières de nous déplacer, leurs impacts réels sur le climat et la société, et la vision du monde qu’elles traduisent.
Ces expériences, à vélo, en train, à pied ou en transports collectifs, seront le point de départ d’une discussion collective sur la place des mobilités douces dans la transition écologique et sociale.
Nous écouterons les récits suivants :
Mariam Touré, activiste pour les droits humains, présentera le Women Wave Project, une initiative portée par six femmes engagées pour la cause environnementale, qui ont choisi de rejoindre Belém à bord d’un voilier à équipage 100 % féminin.
Jean-Christophe Crespel, président de la Coordination Climat, partagera son expérience en tant que papa. Il a refusé que sa fille de 11 ans parte en voyage de classe en avion à Rome pour 2 jours, lui préférant le train. Ce choix a bousculé l’école et la communauté des parents. La réaction de l’école a provoqué une indignation nationale et une interpellation de la Ministre de l’Education Nationale.
Antoine Polliand représentera la COP 30 Bike Ride qui est à l’origine d’un mouvement mondial de personnes ayant décidé de venir à Belém en vélo et voilier. COP 30 Bike Ride porte un plaidoyer pour une considération du vélo comme outil d’atténuation climatique.
Aline Dequidt est voyageuse solidaire. Elle est partie en bateau au Brésil l’année dernière pour profiter de la dynamique autour de la COP 30 et accélérer la formation sur la changement climatique, dans le Brésil et dans le monde.
Si le transport représente aujourd’hui l’un des principaux postes d’émissions de gaz à effet de serre, la “solution” ne peut se résumer à une simple substitution technologique ou à un changement de moyen de déplacement. Les mobilités douces ne sont pas seulement un ensemble de pratiques vertueuses : elles portent une philosophie du mouvement, une autre manière d’habiter l’espace, de vivre le temps, et de penser la liberté.
Nous réfléchirons d’abord à ce que ces mobilités racontent de notre rapport au temps et à l’espace. Choisir de se déplacer autrement, c’est souvent accepter de ralentir, de renouer avec les distances réelles, d’habiter autrement nos territoires. Cela suppose de repenser nos priorités : pourquoi se déplace-t-on, vers où, et à quel prix ? Les mobilités douces ne sont peut-être pas une fin en soi, mais un levier pour transformer nos modes de vie, nos villes et notre imaginaire du progrès.
Nous aborderons ensuite la question de l’impact réel de ces changements. Le passage individuel au vélo, au train ou à la marche peut sembler marginal face à l’ampleur du défi climatique. Pourtant, il traduit un basculement culturel : repenser la mobilité, c’est remettre en cause les logiques d’hyperconsommation, de vitesse et de dépendance aux énergies fossiles. Mais à condition d’éviter le piège du greenwashing : promouvoir les mobilités douces sans transformer les infrastructures, les distances parcourues ou la production de véhicules revient à déplacer le problème plutôt qu’à le résoudre. La question se pose : la mobilité douce est-elle une priorité mondiale, ou un sujet avant tout occidental, réservé à celles et ceux qui ont le luxe de choisir ?
Enfin, la conférence explorera la dimension sociale et territoriale de ces transformations. Car la mobilité n’est jamais neutre : elle révèle des inégalités d’accès, de revenus, de santé, et des fractures territoriales profondes. Comment penser la mobilité durable dans les zones rurales ? Comment éviter qu’elle ne devienne un privilège urbain ? Les mobilités douces, pour être justes, doivent s’accompagner d’une réflexion sur la réduction des distances, la relocalisation des activités, et la réinvention de l’espace public. Marcher, pédaler ou voyager autrement, c’est aussi revendiquer un droit à la proximité, à la lenteur, à un territoire à taille humaine.
À travers les récits croisés de quatre personnes engagées dans des formes de voyage durable, cette conférence vise à ouvrir le débat sur la place du transport dans la transition écologique, mais aussi dans la transformation de nos imaginaires. Car repenser la mobilité, c’est bien plus que changer de moyen de transport : c’est réinventer nos manières d’habiter le monde.
Speakers
Organisations
Coordination ClimatLead
On the same day
- Finished
10:15to 11:15, 1 h
Finished11:30to 12:30, 1 h
Finished14:15to 15:15, 1 h
Dix ans d’engagement du Québec en coopération climatique internationale – une approche à répliquer
MELCCFP
Finished15:30to 16:30, 1 h
Finished16:45to 17:45, 1 h
Mobilités douces : 4 histoires qui bousculent les politiques publiques
Coordination Climatyou are here







