09:00à 10:00, 1 h
Énergies propres et électrification : comment passer des ambitions à la mise en œuvre ?
PACTE MONDIAL DE L ONU RÉSEAU FRANCE


Porté parIrokko
À l'issue de cette session, les participants auront :
▸ Une compréhension précise et documentée des facteurs exogènes qui limitent la valorisation de l'action climatique des États francophones, conditionnalités des financements internationaux, règles du jeu imposées de l'extérieur, poids de la dette ▸ Une analyse des facteurs internes , absence de données souveraines, gouvernance fragmentée, faible mobilisation des ressources climatiques propres, qui empêchent les États de valoriser leur action climatique auprès des bailleurs et sur les marchés carbone ▸ Des exemples concrets et des données vérifiables sur ce que font les États africains qui réussissent à mobiliser des financements climatiques souverains ▸ Une vision claire de ce que la Francophonie peut devenir si ses États se dotent des instruments nécessaires à leur souveraineté climatique, données certifiables, instruments de finance climatique nationale, cadre régional de gouvernance carbone
1. RÉSUMÉ DE LA PROPOSITION
Les États africains francophones signataires de l'Accord de Paris ont pris des engagements climatiques ambitieux. Pourtant, l'écart entre ces engagements et leur mise en œuvre effective reste abyssal. En 2022, l'Afrique n'a mobilisé que 52 milliards de dollars de financement climatique — soit 21 % des 250 milliards dont elle a besoin annuellement (Climate Policy Initiative, 2023). Sur les 30 États africains francophones concernés, aucun ne dispose à ce jour d'un système opérationnel de mesure souveraine des émissions de GES par émetteur individuel.
Cette session propose une analyse rigoureuse et sourcée des facteurs — à la fois exogènes et internes — qui limitent la valorisation de l'action climatique des États francophones : dépendance structurelle aux financements extérieurs, règles du jeu climatique international conçues sans eux, poids de la dette, absence de données souveraines, gouvernance fragmentée, et faible mobilisation des ressources climatiques propres.
À partir d'exemples concrets et de données vérifiables, la session identifie également ce que font les États africains qui réussissent à valoriser leur action climatique — Rwanda, Maroc, Kenya — et ce que la Francophonie peut devenir si elle se dote des instruments nécessaires à sa souveraineté climatique.
2. PERTINENCE PAR RAPPORT À LA THÉMATIQUE DE L'OIF
La thématique du Pavillon de la Francophonie à la COP31 — « Valorisation de l'action climat des États et Gouvernements de la Francophonie » — pose une question fondamentale : pourquoi des États qui ont pris des engagements climatiques ambitieux peinent-ils à les valoriser sur la scène internationale et à en tirer des ressources propres pour financer leur adaptation ?
Cette session y répond directement, avec une approche analytique et diplomatique : elle identifie les obstacles structurels, documente les facteurs limitants avec des données sourcées, et montre concrètement ce que valoriser son action climatique signifie — non pas en termes de communication, mais en termes de capacités institutionnelles, de souveraineté des données et de mobilisation de revenus climatiques autonomes.
La Francophonie, en tant que communauté de 30 États africains aux défis climatiques similaires et aux cadres législatifs proches, représente l'espace naturel de mutualisation de cette réflexion. Cette session s'adresse directement aux décideurs, négociateurs et représentants gouvernementaux présents au Pavillon.
4. PLAN DE LA PRÉSENTATION
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SECTION
CONTENU CLÉ
I
L'engagement pris — et l'écart avec la réalité
Les CDN signées, les chiffres des besoins (3 000 Mds$), l'écart de financement (21% des besoins mobilisés). Ce que les États francophones ont promis — et ce qui manque.
II
Facteurs exogènes — ce qui vient de l'extérieur
(1) Dépendance aux financements extérieurs et conditionnalités ; (2) Règles du jeu climatique conçues sans l'Afrique francophone ; (3) Le poids de la dette (163 Mds$ de service en 2024) qui étouffe l'espace budgétaire climatique.
III
Facteurs internes — ce qui vient de l'intérieur
(1) Absence de données souveraines — 0 État avec système MNV opérationnel ; (2) Gouvernance climatique fragmentée ; (3) Ressources climatiques propres inexploitées — taxe carbone, marchés carbone nationaux absents.
IV
Ce que font les États qui réussissent
Rwanda (CDN actualisée, FONERWA, 42 M$ mobilisés GCF/BAD), Maroc (1,195 Md$ de financement climatique en 2023), Kenya (1,115 Md$). Trois modèles, trois leçons.
V
Ce que la Francophonie peut devenir
Données souveraines, marchés carbone nationaux, revenus climatiques autonomes fléchés vers l'adaptation. La Francophonie comme bloc de souveraineté climatique — pas seulement une communauté linguistique.
5. FORMAT PROPOSÉ
Format
Présentation d'expert avec séance de questions-réponses
Durée
45 à 60 minutes (30 min présentation + 20 min échanges)
Langue
Français
Public cible
Décideurs, négociateurs climatiques, représentants gouvernementaux, délégués des États et Gouvernements membres de l'OIF
Supports
Présentation visuelle structurée — données sourcées et visuels analytiques
IrokkoPorteuse
09:00à 10:00, 1 h
PACTE MONDIAL DE L ONU RÉSEAU FRANCE
10:15à 11:15, 1 h
Ministère de l'environnement
11:30à 12:30, 1 h
13:00à 14:00, 1 h
Expertise France
14:15à 15:15, 1 h
Irokkovous y êtes
15:30à 16:30, 1 h