09:20à 09:30, 10 min
Présentation de la caravane citoyenne africaine pour la justice climatique en centrafrique
JVE Centrafrique

Porté parInstitut de la Francophonie pour le développement durable

Objectifs Éclairer les délégations francophones sur ce que l’intelligence artificielle peut réellement apporter à la mise en œuvre de leurs engagements climatiques, et sur les conditions qui en déterminent l’effet. Porter dans le débat mondial une perspective francophone, attentive aux pays du Sud, à l’accès à l’énergie et à la maîtrise des données. Proposer trois orientations concrètes issues du numéro, sur la mesure de l’empreinte de l’intelligence artificielle, l’ordre des investissements et la gouvernance publique des données, que les États et les organisations de la Francophonie pourront reprendre.
Contexte
Du 9 au 20 novembre 2026, Antalya accueille la COP31 sous une devise qui résume l’ambition de la conférence, passer du dialogue au consensus, puis du consensus à l’action. Après une décennie d’engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris, les États entrent dans la phase où il faut les tenir. La présidence a fait de la technologie, avec la finance et le renforcement des capacités, l’un des leviers transversaux de son programme d’action, et elle consacre la journée du 16 novembre à la science, à l’industrie et à la technologie.
L’intelligence artificielle arrive au cœur de cette phase de mise en œuvre. Elle peut aider à prévoir la production des énergies renouvelables, à anticiper les sécheresses et les inondations, à suivre l’état des forêts, à repérer les pertes dans les réseaux d’eau ou à mesurer plus finement les émissions. Pour des administrations qui doivent planifier, suivre et rendre compte de leurs engagements, ces outils peuvent changer la manière même de conduire l’action climatique.
Ce potentiel n’a pourtant rien d’automatique, et c’est tout l’enjeu. L’intelligence artificielle a d’abord sa propre empreinte. Les centres de données ont consommé environ 415 térawattheures d’électricité en 2024, soit 1,5 pour cent de la consommation mondiale, et cette demande devrait plus que doubler d’ici 2030 (AIE, 2025). Ses gains d’efficacité, ensuite, ne réduisent l’empreinte totale que s’ils ne sont pas absorbés par la croissance des usages, effet de rebond bien connu des économistes. Un outil qui optimise ce qui existe ne décide pas, à lui seul, de ce qui doit changer.
Ces conditions se posent avec une acuité particulière dans l’espace francophone, qui réunit des pays d’Afrique, d’Europe, des Amériques, d’Asie et du Pacifique aux réalités très différentes. Dans nombre d’entre eux, les préalables restent à construire. Environ 560 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, où les entreprises industrielles qui subissent des coupures perdent en moyenne 9 pour cent de productivité (Banque mondiale et BAD, 2025). La puissance de calcul se concentre pour l’essentiel aux États-Unis, en Chine et en Europe (AIE, 2025), et les données dont dépend la décision environnementale sont souvent détenues par des acteurs privés. Le débat, enfin, se conduit surtout en anglais, dans des analyses pensées pour d’autres contextes.
C’est à ces pays que s’adresse le numéro spécial que l’Institut de la Francophonie pour le développement durable présente à la COP31. Seize contributions, signées par des chercheurs et des praticiens de plusieurs continents, examinent l’intelligence artificielle appliquée à l’énergie, à l’eau, aux forêts et à la biodiversité, à l’industrie, à la ville, à la finance, à la régulation du numérique et aux compétences. Leur message est à la fois constructif et exigeant. L’intelligence artificielle peut accélérer la mise en œuvre, à condition d’être adossée à des décisions publiques, à une information publique fiable et à des infrastructures de base qu’elle ne remplace pas. En présentant ces travaux le jour consacré à la science, à l’industrie et à la technologie, l’Institut entend porter une voix francophone, attentive aux pays du Sud, au moment où la communauté internationale se demande comment faire des technologies un véritable levier d’action.
0 à 10 min
Ouverture
Direction de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Tounao KIRI)
10 à 15 min
Présentation du numéro
Coordination scientifique, les grands enseignements de seize contributions (Adel BEN YOUSSEF)
15 à 30 min
Table ronde, premier intervenant
Quelle empreinte l’intelligence artificielle impose-t-elle en énergie, en eau et en matériaux, et comment la mesurer ?
30 à 45 min
Table ronde, deuxième intervenant
Où l’intelligence artificielle produit-elle déjà des résultats mesurables pour l’énergie, l’eau et les forêts, et à quelles conditions ?
45 à 60 min
Table ronde, troisième intervenant
Comment les pays francophones du Sud peuvent-ils maîtriser les données et les infrastructures dont dépend leur action climatique ?
60 à 90 min
Table Ronde 2 - Eclairages sectoriels
Le cas du secteur de l’eau, le cas du tourisme, le cas de l’industrie…
90 à 110 min
Échange avec la salle
Priorité aux négociateurs et aux représentants des États
110 à 120 min
Clôture
Remise du numéro et de la note de synthèse aux participants
Institut de la Francophonie pour le développement durablePorteuse
Université Côte d'AzurCo-organisatrice
09:20à 09:30, 10 min
JVE Centrafrique
09:30à 09:40, 10 min
09:40à 09:50, 10 min
09:50à 10:40, 50 min
IFDDvous y êtes
13:00à 14:00, 1 h
14:15à 15:15, 1 h
15:30à 16:30, 1 h
16:45à 17:45, 1 h
France Assureurs