COP31 Bike Ride
COP Bike Ride est une initiative citoyenne portée par une association française : relier les conférences climatiques des Nations Unies (COP) par un relais géant à vélo, à l'image de la flamme olympique.
Une aventure qui prend de l'ampleur d'édition en édition
En 2024, pour la COP29, un premier relais a parcouru 6 500 km entre Paris et Bakou, réunissant environ 200 cyclistes venus de 11 pays. En 2025, pour la COP30, le mouvement a changé d'échelle : 20 000 km à vélo et à la voile entre l'Azerbaïdjan et Belém, au Brésil, avec 1 062 participants issus de 20 pays, trois records du monde tentés, et un film documentaire, « Ensemble », consacré à l'aventure. Pour la COP31, à Antalya en Turquie du 9 au 20 novembre 2026, le relais est parti de Belém dès avril 2026 pour 23 000 km à travers trois continents, avec un objectif de plus de 10 000 cyclistes engagés en chemin — Brésil, Guyane Française, traversée de l'Atlantique en voilier, puis Portugal, Espagne, France, une branche nord par le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne, avant l'Italie, les Balkans, la Bulgarie, la Turquie et le Liban.
Un plaidoyer politique, pas seulement un exploit physique et mental
Le constat qui fonde le mouvement est simple : le transport représente près d'un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et 75 % des trajets urbains font moins de 5 km — largement à portée de vélo. Pourtant, seuls 17 % des plans climat nationaux (les NDC, contributions déterminées au niveau national) mentionnent aujourd'hui le vélo. C'est ce chiffre que COP Bike Ride veut faire bouger, en portant à chaque COP dix propositions concrètes de politiques cyclables, transmises de cycliste en cycliste tout au long du parcours comme une bannière relais, puis remises aux délégations officielles.
Sur le terrain, les villes et collectivités traversées sont invitées à formuler trois engagements concrets de politiques cyclables à l'horizon 2030-2035 : infrastructures, stationnement, continuité des itinéraires. Ces engagements locaux servent de preuve par l'exemple face aux États : à la COP30, 57 lettres d'engagement représentant plus de 60 collectivités ont été récoltées. Le mouvement a déjà été reçu par des ministres de l'Environnement (Royaume-Uni, Portugal, Brésil, France), la vice-présidence de la Banque européenne d'investissement, la direction transports de la Banque mondiale, le Champion du Climat pour les transports, des ambassadeurs climat, ainsi que la Première dame du Brésil et la mairie de Belém — avec une couverture médiatique incluant France Info.
Le vélo du quotidien, une solution climatique et sociale
Au-delà du symbole du relais, le message central est que l'usage quotidien du vélo — pour aller travailler, à l'école, faire ses courses — est une solution climatique immédiatement disponible et peu coûteuse. Jusqu'à 40 % des émissions des véhicules urbains proviennent de trajets de moins de 16 km, aisément reportables sur le vélo ou la marche. Les bénéfices dépassent le climat : dans la région de Copenhague, le réseau d'autoroutes cyclables affiche un taux de rentabilité socio-économique de 23 %, porté surtout par les gains de santé publique ; à Barcelone, le vélopartage Bicing évite à lui seul environ 9 000 tonnes de CO2 par an.
C'est pourquoi l'inclusion est au cœur du projet, autant que le climat. Le vélo est une mobilité accessible à celles et ceux qui ne peuvent pas s'offrir un véhicule motorisé ; le mouvement veille à réunir des voix diverses — société civile, parlementaires, représentants internationaux, mais aussi femmes, jeunes, personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité économique — pour rappeler que rendre les villes cyclables, c'est aussi les rendre plus sûres et équitables pour toutes et tous, indépendamment des moyens ou de l'origine.
Un appel à la Francophonie
Le siège de COP Bike Ride est en France, le parcours en Amérique du sud a traversé la Guyane française, le parcours européen la Belgique francophone. Mais l'ambition dépasse le tracé du relais : COP Bike Ride invite l'ensemble des pays et institutions francophones, au sein comme au-delà de l'itinéraire à rejoindre ce mouvement (ex le Québec qui était représenté cette année) . Les collectivités prêtes à formuler leurs trois engagements cyclables, organisations de la société civile, institutions francophones liées au climat et à la mobilité : chaque acteur peut aider à faire progresser la part du vélo dans les plans climat nationaux, et porter une voix commune à la COP31 d'Antalya (et aux COP suivantes notamment la COP32 en Ethiopie qui sera l'occasion de faire entendre les voix de la francophonie venant du continent Africain)
(commentaire technique : nous sommes disponibles à toutes les dates malgré le fait que nous ayons mentionné une date en raison de l'interface)