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À venir

Des connaissances à l’action climatique : Co-création inclusive et transférabilité des solutions agroécologiques en Méditerranée

  • Stand, Antalya
  • mercredi 18 novembre 2026

Porté parObservatoire du Sahara et du Sahel

À propos

Objectifs

Renforcer l’apprentissage réciproque entre territoires méditerranéens, notamment du Sud vers le Nord, en précisant les conditions de transfert et d’appropriation des solutions agroécologiques. Le dialogue examinera le rôle de la co-création inclusive des connaissances et les appuis nécessaires pour éclairer les choix d’adaptation, orienter les politiques publiques et les financements, et conforter le pouvoir d’agir des acteurs locaux.

Présentation

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) proposent un dialogue de 60 minutes en français au Pavillon de la Francophonie de la COP31. La session se tiendra en présentiel à Antalya et sera diffusée sur l’Epavillon.

En Méditerranée, l’adaptation de l’agriculture doit tenir compte de la diversité des situations locales. Au Sud, les savoirs relatifs à l’eau, aux sols, aux semences et aux systèmes oasiens se transmettent et se renouvellent au fil des générations. Ils éclairent les contraintes des producteurs face à l’aridité et leurs marges de manœuvre. Leur mise en dialogue avec les connaissances scientifiques et les informations climatiques permet de réévaluer les pratiques à mesure que les risques évoluent.

Une démarche agroécologique examine les interactions entre pratiques agricoles, fonctionnement des écosystèmes, organisation des filières et gouvernance des ressources. La co-création des connaissances associe producteurs, chercheurs, acteurs du conseil et institutions à la définition des problèmes, à l’expérimentation et à l’analyse des résultats. Ils discutent les critères d’évaluation et révisent les options au fil de l’expérience. Cet apprentissage collectif fait place aux divergences d’appréciation, au renouvellement et à l’affinement des savoirs.

L’inclusion conditionne l’équité de cette démarche et la pertinence des connaissances produites. Les travaux de NATAE et de MEDAE sur les femmes rurales soulignent l’écart entre leur contribution aux systèmes agricoles et la reconnaissance de leurs savoirs. Les femmes, les petits producteurs et les autres acteurs sous-représentés doivent pouvoir influer sur les priorités et les arbitrages. Une telle participation requiert une facilitation attentive aux rapports de pouvoir et des règles concertées d’utilisation et de restitution des connaissances. Il faut aussi évaluer les effets sur la répartition du travail, l’accès aux ressources et le contrôle des revenus. Une transition qui accroît le travail non rémunéré des femmes peut accentuer les inégalités.

Ces exigences valent aussi pour les échanges entre territoires méditerranéens. L’expérience de l’aridité peut nourrir des apprentissages réciproques, y compris du Sud vers le Nord, à condition d’expliciter le contexte dans lequel les résultats ont été obtenus. La transférabilité s’apprécie en distinguant les principes et méthodes mobilisables en dehors des pratiques à adapter. Le transfert requiert ensuite une nouvelle étape de co-création dans le territoire d’accueil. Les acteurs locaux y éprouvent la faisabilité des options, négocient les ajustements et examinent la répartition des bénéfices et des coûts.

La discussion s’appuiera sur les expérimentations de NATAE, les échanges au sein de MEDAE, réseau multi-acteurs de l’agroécologie en Méditerranée, et les travaux d’AdaptAction. Les intervenants examineront les résultats et les difficultés d’une ou deux expériences choisies par les coorganisateurs. Ils en tireront des enseignements pour l’action publique. Quatre questions guideront les échanges :

·         Comment transmettre et renouveler les savoirs locaux avec leurs détenteurs face à l’évolution des risques climatiques ?

·         Comment donner aux différents détenteurs de savoirs une influence effective sur la définition des problèmes, les critères de choix et les décisions ?

·         Que peut-on transférer entre territoires, pour qui et à quelles conditions ?

·         Quels dispositifs de conseil, de gouvernance et de financement permettent aux connaissances produites conjointement d’orienter les décisions ?

La discussion avec le public portera aussi sur le soutien à la médiation, à l’expérimentation et au conseil, pour renforcer les capacités locales au-delà des projets. Elle abordera l’accès aux ressources, aux équipements et aux débouchés pendant la transition.

Intervenants : Audrey Rojkoff, responsable de la division Climat et Nature de l’AFD ; Chamseddine Harrabi, ACTA, ministère chargé de l’agriculture en Tunisie ; un partenaire de NATAE ou MEDAE ; et une agricultrice, un agriculteur ou un représentant d’une organisation de producteurs, à identifier via NATAE ou Migrations & Développement. L’OSS assurera la modération. Une contribution européenne pourra être intégrée en ajustant la composition du panel.La composition du panel visera l’équilibre entre femmes et hommes et la participation directe des détenteurs de savoirs.Les noms, fonctions, coordonnées et disponibilités restent à confirmer.

Résultats attendus : une synthèse dégagera cinq principes opérationnels de co-création inclusive, des repères de transférabilité et des priorités de coopération méditerranéenne. Elle précisera les implications pour les politiques et les financements de l’adaptation, ainsi que les pistes de suivi dans MEDAE, AdaptAction et les partenariats mobilisés. Ce document sera partagé avec l’IFDD.

Intervenantes et intervenants

Organisations

  • Observatoire du Sahara et du SahelPorteuse

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mercredi 18 novembre09:00 à 17:45
  1. 13:00à 14:00, 1 h

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