09:00à 10:00, 1 h
Décloisonner les Conventions de Rio : des synergies climat–biodiversité–terres aux programmes intégrés et financés en Afrique
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Porté parObservatoire du Sahara et du Sahel
Face à l’interconnexion croissante entre le changement climatique, la perte de biodiversité et la dégradation des terres, particulièrement marquée dans les territoires africains vulnérables tels que les zones arides, semi-arides et sahéliennes, cette session vise à promouvoir une approche intégrée des trois Conventions de Rio (CCNUCC, CDB et CNULCD).
Elle a pour objectif de réunir les pays, institutions techniques, organisations régionales, partenaires financiers et acteurs de terrain afin d’échanger sur les approches permettant de dépasser les réponses sectorielles et de transformer les engagements internationaux en programmes territoriaux intégrés, mesurables et finançables.
La session cherchera notamment à identifier les leviers favorisant l’alignement des politiques publiques, l’utilisation des données scientifiques, la valorisation des co-bénéfices climat–biodiversité–terres et la mobilisation de financements adaptés, afin de renforcer la résilience des territoires africains et de soutenir la mise à l’échelle d’initiatives durables au bénéfice des populations.
Elle mettra également en lumière l’importance de la coopération régionale et du partage d’expériences pour construire des solutions intégrées conciliant adaptation climatique, restauration des terres, conservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles.
Plus de trente ans après le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992, les trois Conventions de Rio — la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) et la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (CNULCD) — demeurent des cadres essentiels de la gouvernance environnementale mondiale. Elles reposent sur un constat partagé : le changement climatique, la perte de biodiversité et la dégradation des terres constituent des défis étroitement liés qui nécessitent des réponses cohérentes, coordonnées et intégrées.
Cette interdépendance est particulièrement visible en Afrique, notamment dans les régions arides, semi-arides et sahéliennes, où les effets combinés du changement climatique, de la dégradation des ressources naturelles et des pressions anthropiques renforcent la vulnérabilité des écosystèmes et des populations. La fréquence accrue des sécheresses, le stress hydrique, la dégradation des terres agricoles et pastorales ainsi que la perte de biodiversité affectent simultanément les moyens de subsistance, les systèmes alimentaires et la résilience des territoires.
Organisée par l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) dans le cadre du Pavillon de la Francophonie à la COP31, cette session parallèle portera sur les moyens de renforcer les synergies entre les trois Conventions de Rio et de transformer les engagements internationaux en programmes intégrés, mesurables et finançables au bénéfice des territoires africains. Elle réunira des représentants des pays, des institutions techniques, des organisations régionales, des organismes de recherche et des partenaires financiers afin de favoriser un échange d’expériences, de bonnes pratiques et de solutions opérationnelles.
La session cherchera notamment à répondre à une question centrale : comment faire converger les priorités liées au climat, à la biodiversité et à la lutte contre la dégradation des terres dans les politiques nationales, les systèmes de données et les mécanismes de financement afin de générer des programmes intégrés répondant aux besoins des territoires et des populations ?
Les échanges porteront sur plusieurs axes stratégiques :
Renforcer l’alignement des politiques publiques en examinant les liens entre les stratégies nationales relatives aux trois Conventions de Rio et leur traduction dans les plans de développement et programmes d’investissement ;
Promouvoir des approches territoriales intégrées, fondées sur les interactions entre climat, terres, biodiversité, eau et systèmes socio-économiques locaux ;
Valoriser le rôle des données scientifiques et des systèmes d’information pour établir des diagnostics intégrés, définir des indicateurs communs et mesurer les résultats ainsi que les co-bénéfices des interventions ;
Identifier les conditions favorisant la mobilisation des financements, notamment à travers une meilleure démonstration de la valeur ajoutée des programmes intégrés et de leur potentiel de mise à l’échelle.
L’expérience de l’OSS, notamment dans les domaines de la gestion durable des terres, de la gestion concertée des ressources en eau transfrontalières, de la production de données environnementales et de la mobilisation des financements climatiques, constituera une contribution aux discussions. En tant qu’organisation intergouvernementale régionale africaine et entité accréditée auprès de mécanismes internationaux de financement climatique, l’OSS apportera des enseignements issus de projets et programmes visant à rapprocher science, planification, coopération régionale et mise en œuvre opérationnelle.
Les échanges s’appuieront également sur des expériences concrètes, notamment celles liées à la restauration des terres, aux approches paysagères et à la gestion concertée des ressources naturelles, afin d’illustrer comment des interventions intégrées peuvent générer simultanément des bénéfices en matière d’adaptation climatique, de conservation de la biodiversité, de restauration des écosystèmes et de développement durable.
À l’issue de la session, les participants disposeront d’une meilleure compréhension des leviers permettant de renforcer la cohérence entre les trois Conventions de Rio, d’améliorer la conception de programmes intégrés et de favoriser leur financement et leur passage à l’échelle. La session contribuera ainsi à renforcer le dialogue entre décideurs, institutions techniques, chercheurs, partenaires financiers et acteurs de terrain autour d’une vision commune : faire des synergies climat–biodiversité–terres un levier concret de résilience et de développement durable en Afrique.
Observatoire du Sahara et du SahelPorteuse
09:00à 10:00, 1 h
OSSvous y êtes
10:15à 11:15, 1 h
11:30à 12:30, 1 h
13:00à 15:15, 2 h 15
15:30à 16:30, 1 h
16:45à 17:45, 1 h